Macron : éprouvé, amaigri, épuisé, rincé, essoré, harassé, sous l’eau…

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Le Mozart de la politique va-t-il nous faire un burn out ?
Abandonné par ses conseillers les plus proches, plombé par l’affaire Benalla et englué dans le mouvement des Gilets jaunes, Emmanuel Macron, notre premier de la classe, qui se prenait pour le roi du monde au lendemain de son élection, semble avoir les épaules bien étroites pour assumer la fonction présidentielle.

Il est vrai que quand on vous a dit pendant près de 40 ans que vous étiez un petit génie, quand la presse mondiale a salué votre parcours fulgurant jusqu’aux marches de l’Élysée, il est difficile de se voir brutalement détesté par les 3/4 du peuple français, après seulement deux ans de pouvoir.

« Physiquement éprouvé, amaigri, épuisé, rincé, essoré, harassé, sous l’eau »,les qualificatifs ne manquent pas pour commenter le délabrement moral du président. Parisien.

« Heureusement qu’il est maquillé, sinon on verrait à quel point il est crevé… », ajoute un proche.

On est loin de l’image du jeune président fringant et dynamique, qui s’adonnait aux bains de foule tout sourire, au tout début du quinquennat. Rien ne va plus.

Où est donc passé le président au « mental hors norme », qui bluffait son entourage par son extraordinaire capacité de travail et son enthousiasme sans faille ?




Après avoir joué la montre avec le Grand débat, il est clair que Macron redoute les conclusions de cette consultation populaire, qui n’a mobilisé que 1 % des citoyens.

Comment calmer la colère des Gilets jaunes, alors que les caisses sont vides, que la France est ruinée et que la croissance est en berne ?

Ayant choisi de gouverner seul, il paie aujourd’hui sa façon de régner sans partage. « Est-ce qu’il y a quelqu’un, là, qui travaille pour moi, qui peut m’aider ? », s’énerve-t-il.

Mais à qui la faute ? Tous ceux en qui il avait confiance sont partis. Macron est désespérément seul pour avoir voulu centraliser le pouvoir à outrance.

« Au fil du temps, le Château s’est vidé. Les fidèles se font rares, leur énergie s’est tarie, l’usure s’est installée. »

« Au Palais, c’est le bordel », dit un ministre.

Certains fidèles partent sans faire de pot de départ… c’est tout dire.

Dans cette ambiance aussi morose qu’inquiétante, la première dame tente de préserver son mari, comme elle l’a toujours fait dans les moments difficiles.




Mais dans l’entourage présidentiel, la colère monte.

« C’est le plus mauvais manager que la terre ait porté », déclare un conseiller. « Emmanuel a voulu le job, il l’a ! »

Le problème est que Macron ne s’est pas entouré que de lumières. Les gags, les cafouillages et les loupés sont légion au sein des ministères. Cela crée tensions et coups de colère.

Mais ce sont les conclusions du Grand débat et les décisions que prendra Macron qui font monter la pression.

« S’il déçoit, il est mort. Et il va décevoir… », dit l’un.

« Je ne vois pas comment on sort de ça, ajoute un autre. Avec les beaux jours, les Gilets jaunes vont revenir et installer des barbecues sur les ronds-points… »

On le voit, c’est l’angoisse dans les palais de la République.

Macron peut-il nous sortir un lapin de son chapeau ? Peu probable.

Dissoudre l’Assemblée ? Impensable. Il a une majorité de bons à rien acquis à sa cause, tous élus grâce à la photo de Macron sur leur affiche de campagne, mais incompétents pour la plupart.

Faire un référendum à questions multiples ? Pas avant les européennes.

Le virage va être très difficile à négocier.




Si les Gilets jaunes estiment que le compte n’y est pas, le mouvement repartira de plus belle. Ce qui n’arrangera pas les affaires de LREM aux élections européennes.

Macron va-t-il encore chercher à jouer la montre une fois de plus, en étalant les mesures dans le temps, jusqu’à la fin du quinquennat ? Pari risqué.

Réponse dans quelques jours. Mais si la colère des GJ empire, je ne donne pas cher de l’avenir de Macron à l’Élysée.

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