Le changement de Premier ministre marque l’entrée en campagne d’Emmanuel Macron

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À l’inverse d’un divorce, la séparation d’un couple exécutif est écrite d’avance, inévitable. Il arrive qu’elle soit précipitée par les circonstances : une élection perdue, un virage politique. Le plus souvent, elle n’a d’autre raison que l’usure du temps et des hommes, avec l’érosion produite par les épreuves sur la confiance qui les liait au départ. À une exception près – la démission en 1976 de Jacques Chirac, Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing –, elle est dictée par l’intérêt du Président, ou du moins par l’idée qu’il s’en fait.

Entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe, qu’importent donc les causes profondes de la rupture. Les zélotes du premier auront beau jeu de dénigrer le sortant ; les vestales du second défendront bec et ongles le bilan. Les deux camps seront en droit de maudire l’injustice du sort. Comme Pompidou châtié par de Gaulle pour avoir jugulé la révolte de Mai 68, Philippe est remercié au faîte d’une popularité gagnée pendant la crise sanitaire. Et tel Sarkozy concurrencé par Fillon malgré sa réactivité face au choc financier de 2008, Macron se sent floué d’une reconnaissance qu’il pense méritée pour avoir fait les bons choix face à l’épidémie, parfois contre l’avis de son Premier ministre. Pour lui, avoir su imposer le déconfinement ne pouvait se solder par une déconfiture.

Bien d’autres avant Jean Castex sont entrés à Matignon promis à un rôle d’exécutant, tous ne le sont pas restés

Encore le chef de l’État n’a-t-il pas, cette fois, tergiver…

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