La semaine imaginaire de Sibeth Ndiaye

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Chaque samedi, Louison se met dans la peau d’une personnalité qui a fait l’actu et imagine son journal de bord.

Loin de moi l’idée d’être paranoïaque, mais en allumant la radio ce matin j’ai eu comme un doute. Première chanson, Sylvie Vartan, «L’amour c’est comme une cigarette». OK, un peu bizarre mais passons. La suivante, «Dieu est un fumeur de havanes» fredonné par Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. Avant de savoir si le programmateur avait prévu de passer «Smoke Gets in Your Eyes» des Platters, j’éteins mon poste. Et ma clope. Ce que j’aurais peut-être dû faire hier avant de passer sur BFM.

Bref, aujourd’hui c’est le premier jour du reste du Covid-19 et pour fêter ça, on déconfine un max. On est super ready, complètement calé dans les calls. Ça ne peut que bien se passer. Push sur un de mes douze téléphones. Apparemment mon collègue Jean-Michmich a dit hier que les enfants étaient plus en sécurité à l’école que chez eux. Après leur avoir ordonné justement de rester à la maison pendant huit semaines, je me demande si on n’a pas un potentiel de boulette, là. Et je m’y connais en boulette.

Effectivement, Jean-Michmich a bien fait une boulette, surtout avec les photos qui circulent depuis ce matin de ces enfants dans une cour de récré, parqués un par un comme des colis suspects dans leurs zones de 3 mètres carrés tracées au sol. Bon, l’avantage de ce pays, c’est qu’on peut toujours compter sur les autres. Pour faire pire.

Hier soir, à Paris, alors que les mesures de confinement étaient à peine et un peu assouplies depuis quelques heures, des dizaines de personnes sont venues s’agglutiner sur les bords du canal Saint-Martin pour y prendre l’apéro. Apparemment le rosé tiède et les TUC sont les nouveaux emblèmes d’une liberté retrouvée. Autant dire qu’on a vite oublié ma clope et le reste.

L’actualité va (…) Lire la suite sur Slate.fr

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