Grenoble : pas de Flash-Ball ni de grenades contre la racaille ? Sur les gilets jaunes si !

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Je suis totalement favorable aux forces de l’ordre, à la police, à la gendarmerie, à la condition qu’elles soient employées à bon escient, en protection de nos citoyens et en toute priorité contre les terroristes, les délinquants, les voyous et la racaille et non pas contre de « braves gens ».

C’est la raison pour laquelle je me montre surpris et étonné de l’emploi qu’on en fait et des ordres qu’on lui ordonne d’exécuter, sans aucun doute par manque d’expérience d’un ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, placé à ce poste pour récompenser sa fidélité sans faille et non pour ses compétences inexistantes et qui n’a jamais été à la hauteur des circonstances très particulières de ce mouvement populaire, à l’origine.

Ne valait-il pas mieux « passer un deal » avec les Gilets jaunes pacifiques et les protéger des casseurs plutôt que de les confondre ?

Je l’avais précisé, il y a quelques semaines, lors des premières manifestations des Gilets jaunes : « Pourquoi ne pas les encadrer pacifiquement, les accompagner jusqu’à la dispersion, et, au contraire, mettre tous les moyens à la disposition de la lutte contre les casseurs ?

Il est consternant de constater que sont toujours présents des journalistes, des cameramen, pour commenter et filmer les groupes de voyous, hors Gilets jaunes, qui vandalisent, brisent les vitrines, pénètrent dans les boutiques pour voler, etc. et qu’il n’y ait jamais une équipe de policiers pour les appréhender.




Il est consternant de constater avec quel professionnalisme les forces de l’ordre interviennent pour disloquer une manifestation pacifique, jusqu’à leur intervention, et avec quelle faiblesse elles capitulent devant les voyous, la racaille des banlieues, des quartiers, des cités, de toutes les zones de non-droit !

Les exemples foisonnent depuis quelques années et se renouvellent à chaque occasion festive ou lors d’un quelconque accident, ou incident, mettant en cause un ou plusieurs voyous.

De nouveau ce dernier samedi, vers 22 h 30, deux voyous de 17 et 19 ans, du quartier Mistral, à Grenoble, ont été pris en chasse par un véhicule de la brigade anticriminalité alors qu’ils avaient été signalés pour plusieurs infractions routières, feux rouges brûlés, roulant sur les trottoirs à vive allure, mettant en danger la vie d’autrui et cela sans casques, sur un scooter de grosse cylindrée, volé et sans plaque d’immatriculation.

Au lieu tout simplement de s’arrêter et de se laisser interpeller, alors que, compte-tenu de la clémence de notre justice et de certains juges « ils ne risquaient pas grand-chose », ils ont choisi de s’échapper, de « faire les fortiches », de se moquer « de la flicaille ».

Tous les deux étaient connus des services de police pour des faits de délinquance.

Ils se sont retrouvés coincés entre un bus, qui transportait une équipe de foot, et le parapet, en tentant de doubler à droite (précisions apportées par Éric Vaillant, procureur de la République).

Ils sont morts.




Dès lors, comme cela est devenu la coutume, la police est tenue pour responsable par toute la racaille de la ville, quelle qu’elle soit, où se situe l’accident. Et c’est la montée de la violence, devant l’absence consternante justement des forces de ce maintien de l’ordre.

Dès samedi soir, quelques heures après l’accident (étonnante, la rapidité des informations à travers les réseaux sociaux), une caserne de CRS a été prise pour cible (où étaient-ils, les CRS ? Ne possédaient-ils pas des LBD (lanceurs de balles de défense), des grenades de désencerclement, pour faire fuir cette racaille qui les attaquait ?), puis une école d’infirmières, un local associatif, du mobilier urbain.

Une seconde nuit d’émeutes, de dimanche à lundi. Une vingtaine de voitures incendiées, également deux engins de chantier et un bâtiment du service de voirie de la ville.

Poursuite de la « chasse à la police » en cette troisième nuit d’émeute : jets de cocktails Molotov, notamment contre un véhicule de pompiers, de pavés, de parpaings, contre les policiers qui se font « caillasser » depuis les étages des immeubles et, comme toujours, incendies de voitures et de poubelles.

Déjà, la semaine précédente, les violences étaient présentes après l’arrestation d’un individu en possession de cannabis.

Et cela risque de se poursuivre car Grenoble est renommée pour n’être pas trop redoutable contre la racaille, ni d’ailleurs Toulouse, Rennes, Nantes, de nombreuses villes de France et, bien entendu, la capitale, Paris et sa périphérie.

En revanche, justement à Toulouse, un couple de personnes âgées a été « tabassé » sauvagement car il aurait, paraît-il, insulté ces redoutables CRS.

Il est vrai que, contre de braves gens, ils ne risquent pas leur vie.

Une enquête est confiée à l’IGPN, une de plus, plusieurs dizaines même dont on espère toujours les résultats, car ils se font bien attendre !




Nous nous souvenons de cette police qui s’était mise au service de l’occupant nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

Nous avons connu, en Algérie, des CRS qui tiraient, sur ordre, dans le dos des gendarmes.

Nous avons connu également des gendarmes qui arrêtaient et torturaient des citoyens français (Colonel Debrosse à la caserne des Tagarins).

Nous avons connu des forces de l’ordre qui, toujours par ordre, restaient l’arme au pied pendant que l’on enlevait et assassinait des citoyens français (du 19 mars eu 5 juillet 1962).

Nous avons vécu la répression de mai 1968.

Nous savons donc que, parmi vous, il y a le pire comme le meilleur.

Le pire c’est celui qui obéit sans conscience, sans état d’âme, sans honneur.

Le meilleur c’est celui qui se trouve à nos côtés pour nous défendre et non pas pour être notre ennemi !

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