Eric Drouet : l’opposition dénonce “persécution” et “répression”

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Après l’arrestation de ce représentant des “gilets jaunes”, mercredi 2 janvier au soir, plusieurs figures de l’opposition ont fait part de leur indignation.

La macronie peut sans doute inscrire un nouveau faux pas politique à son palmarès. Alors que le gouvernement tente d’endiguer de manière définitive le mouvement des « gilets jaunes », Eric Drouet a été arrêté en plein Paris, mercredi 2 janvier au soir. Une interpellation pour « organisation d’une manifestation sans déclaration préalable », que les membres de l’opposition n’ont pas manqué de réprouver.

« Un visage terriblement inquiétant »

Quelques instants seulement après la diffusion des images, Jean-Luc Mélenchon dénonçait sur Twitter un « abus de pouvoir » et « une police politique [qui] cible et harcèle désormais les animateurs du mouvement gilet jaune ». Toujours du côté des Insoumis, Eric Coquerel emboîtait le pas au député des Bouches-du-Rhône : « Les vœux de hargne du 31 décembre et la violation systématique des droits politiques de ses opposants dessinent un visage terriblement inquiétant d’Emmanuel Macron », déclarait-il sur le réseau social.

Du côté du Parti socialiste, François Kalfon s’interrogeait sur BFM TV : « Est-ce que c’est le rôle des forces de police d’être les auxiliaires de la République en marche ? Je pense qu’il y a un problème politique majeur, il faut le régler politiquement et non pas dans une dérive politique », estimait-il.

« C’était pas en Russie, mais en France »

Une inquiétude partagée jusque de l’autre côté de l’échiquier politique, notamment par Steeve Briois. « C’est scandaleux. C’est un usage abusif du pouvoir », lançait le maire RN d’Hénin-Beaumont sur Twitter, mercredi soir. Et d’ajouter, ironiquement : « Alerte : arrestation il y a quelques minutes d’un opposant à Vladimir Poutine en Russie. Ah zut… c’était pas en Russie, mais en France, le pays des droits de l’homme ».

Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan y sont eux aussi allés de leur dénonciation, ce jeudi matin sur Twitter : quand le leader de Debout la France évoquait un « deux poids deux mesures » et lançait que « le pouvoir sous Macron et Castaner est sévère envers ses opposants politiques mais laxiste envers les racailles, les fichés S, les violeurs… », Marine Le Pen, elle, s’indignait du « visage terriblement inquiétant d’Emmanuel Macron ». Elle précisait même que « le jeune homme (Macron, ndlr) empreint de bienveillance et symbole d’un ‘nouveau monde’ était une imposture ».

LREM se défend

Face à cette levée de boucliers, la majorité perçoit « un fantasme totalitaire mis en scène » par la France Insoumise, selon les mots du député LREM du Val-d’Oise Guillaume Vuilletet, sur Twitter. Autre élue de La République en Marche, Aurore Bergé a également défendu la ligne de l’exécutif, se questionnant sur BFM TV : « Monsieur Drouet enfreint délibérément la loi et nous devrions le laisser faire ? Pourquoi ? »

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