Coronavirus : de la «guerre» à «l’espoir», comment Macron a changé de ton en trois allocutions

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D’abord rassurant, le chef de l’État a ensuite changé de stratégie en instaurant un climat de «guerre» pour mobiliser les Français face à l’épidémie. Lundi soir, il a voulu insuffler de l’optimisme en annonçant la fin progressive du confinement le 11 mai.

Trois allocutions en un mois et un jour. Jamais un président de la République ne s’était autant adressé aux Français à la télévision sur une période aussi courte. Rattrapé par la pandémie du Covid-19 et la grave crise sanitaire, Emmanuel Macron a dû expliquer, détailler, ajuster aussi, quitte à paraître parfois contradictoire. Autre fait historique : chaque allocution a battu des records d’audience, dépassant même, lors des deux dernières, la barre des 30 millions de téléspectateurs. Le Figaro revient sur ces trois rendez-vous.

Jeudi 12 mars : «Jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés»

«Dans l’immense majorité des cas, le Covid-19 est sans danger». Devant la caméra, Emmanuel Macron ne se montre pas alarmiste. Le chef de l’État ne veut pas semer la panique chez les Français face à cette épidémie qui «s’accélère, s’intensifie partout dans le monde». La veille, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a annoncé le décès de 48 personnes, et la contamination de plus de 2.281 autres. Une semaine plus tôt, le pays ne comptait que quatre morts et 257 contaminés… Il y a donc urgence. «Je demande ce soir à toutes les personnes âgées de plus de 70 ans, à celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires, aux personnes en situation de handicap, de rester autant que possible à leur domicile», demande Emmanuel Macron.

Mais le premier coup de tonnerre éclate trois minutes plus tard : «Dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés». «Nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux (…) Lire la suite sur Figaro.fr

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