Alstom-General Electric, un désastre industriel nommé Macron !

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French Economy and Industry minister Emmanuel Macron looks over during his visit to the French power and transport engineering company Alstom plant, in Belfort, eastern France, on May 28, 2015. AFP PHOTO/FREDERICK FLORIN (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)






Un dossier Alstom-GE bien trouble…

Le gouvernement savait, mais la direction de GE a attendu la fin des élections pour dévoiler un plan social catastrophique qui va supprimer plus de 1 000 postes en France.

Encore un cadeau de la « mondialisation heureuse », après une longue liste de déconvenues pour notre industrie. L’aciérie Ascoval dans le Nord, Whirlpool à Amiens, Ford en Gironde, les papeteries Arjowiggins dans la Sarthe.

Mais sur le dossier Alstom-GE, Macron est directement impliqué. Car rappelons qu’Arnaud Montebourg s’était opposé au rachat de la branche énergie Alstom Power en 2015 par le géant américain GE.

Mais dès le départ de Montebourg, remplacé par Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, celui-ci donne aussitôt son feu vert à l’opération.

Et pour cause ! Macron savait parfaitement depuis 2012 que les discussions étaient en cours pour ce rachat de la branche énergie d’Alstom, laquelle pesait pour 70 % dans le chiffre d’affaires de l’industriel français.




Il a donc menti sur toute la ligne en prétendant découvrir le projet en 2014 !

Il était parfaitement informé du dépeçage d’Alstom qui se préparait.

« Pourtant, la commission d’enquête parlementaire a clairement établi qu’Emmanuel Macron, alors Secrétaire général adjoint de l’Élysée, a commandé une étude illégale et secrète à David Azéma dans le dos de François Hollande. Cette dernière étudiait par le menu les options de démantèlement d’Alstom au profit de Bouygues et favorisait dès le départ General Electric. »

GE devait créer 1 000 postes, il en supprime plus de 1 000 !

Le conglomérat américain avait déjà payé 50 millions d’euros d’amende pour ne pas avoir créé les 1 000 postes promis. Il devra verser quatre Smic par emploi supprimé. Une goutte d’eau de 5 millions pour l’industriel US, qui a payé une amende d’1,5 milliard d’euros aux autorités américaines suite à son implication dans la crise des subprimes.

Le groupe justifie ces licenciements par un effondrement des commandes de la branche Power.

100 turbines à gaz construites en France en 2008, mais seulement 29 en 2018, dit Le Maire.

Mais en réalité, le désastre qui frappe le site de Belfort n’est hélas qu’un énième coup dur pour notre outil industriel, victime de la mondialisation sauvage, de l’euro et de l’immigration d’assistés qui ruine le pays.

La France est le pays de l’UE le moins compétitif. Et ce ne sont pas le CICE ou le Pacte de responsabilité qui vont radicalement changer la donne.

Il est évident que compte tenu du différentiel de compétitivité, l’euro est une monnaie bien trop forte pour notre économie.

Le franc permettait de dévaluer, ce qui permettait d’exporter davantage et de moins importer.

Car dans un pays qui sait tout faire et possède une agriculture exportatrice, donc un pays autosuffisant, une dévaluation n’est pas un appauvrissement, contrairement aux mensonges de nos politiques, mais un enrichissement.

D’ailleurs depuis l’euro, notre balance commerciale s’est effondrée et nous perdons 50 milliards par an !




Seul le pétrole nous fait défaut, mais rappelons que 75 % de notre électricité est d’origine nucléaire. Quant au coût du litre de carburant, c’est 60 % de taxes !

En 2017, Macron avait promis de réindustrialiser la France. Mais les fermetures d’usines s’enchaînent. 75 % des Français réclamaient un soutien massif pour notre outil industriel, et 80 % d’entre eux estimaient que François Hollande avait abandonné notre industrie (Florange).

Mais tout empire. Par son mondialisme débridé, Macron est le fossoyeur de notre industrie. Son bilan depuis 2012 est le plus calamiteux de tous les temps. Le lien ci-dessous fait un constat sans appel.

Quelques chiffres depuis la fin des Trente Glorieuses.

En 1970 le secteur industriel représentait 22 % du PIB,
En 2000, on tombait à 16 % et en 2015 à 11 %.

En termes d’emplois, c’est la saignée continue.

En 1970 on comptait 5,4 millions d’emplois dans l’industrie,
En 2000, on tombait à 4,1 millions et en 2015 à 3,1 millions.

De 2000 à 2018, ce sont 27 % des emplois industriels qui ont été détruits.
Merci l’Europe, merci la mondialisation, merci l’euro.




Il est donc permis de se demander si notre industrie n’est pas définitivement condamnée, compte tenu de l’obstination de Macron à accélérer la mondialisation sauvage et à poursuivre une immigration d’illettrés totalement inutiles à une économie numérique moderne.

Effondrement des emplois industriels depuis 1970.

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